Antenne régionale de Champagne Ardenne Antenne régionale de Lorraine Antenne Régionale d’Alsace Antenne régionale de Bourgogne Antenne régionale de Franche Comté
Rechercher
Foire aux questions
Epidémie de grippe A (H1N1)
Informations diffusées par le CCLIN Est
Réseaux de surveillance
Accueil > Foire aux questions > Epidémie de grippe A (H1N1)

Epidémie de grippe A (H1N1)


En plus des recommandations institutionnelles ou d’experts rédigés ces dernières semaines, le CClin-Est vous propose des réponses basées sur notre propre expérience, réponses qui demandent d’être analysées avec le plus grand discernement pour s’appliquer à la situation particulière de votre établissement. Elles doivent surtout être considérées comme une aide à la décision.

De plus, en fonction de l’évolution de l’épidémie et de la diffusion de recommandations officielles, les propositions de réponse sont susceptibles d’évoluer et seront mises à jour en cas de nécessité.

Ainsi, suite à une évolution des connaissances, les CClins se sont accordés sur une conduite à tenir qui nous amène à amender les recommandations que nous avons pu vous proposer en août, en particulier en ce qui concerne la durée pendant laquelle un soignant qui a été contact d’un cas grippé (sans protection) doit ensuite protéger les patients qu’il prend en charge ; nous recommandons désormais que la durée pendant laquelle ce soignant devra travailler masqué soit ramenée à 72 heures. Les documents et réponses ci-dessous intègrent ce changement .

Par ailleurs, une fiche "Aide-mémoire" inter CCLIN destiné aux établissements de santé en préparation de l’accueil de cas de grippe à nouveau virus A(H1N1) est en ligne sur le site NosoBase rubrique Actualités/grippe A(H1N1) : http://nosobase.chu-lyon.fr/Actualites/grippe.html

NOTA (10/08/2009) : afin d’optimiser l’organisation de cette FAQ, les questions relatives aux maisons de retraite sont désormais dans une rubrique spécifique. Pour l’atteindre, cliquez ici.

31/08/2009

  • Peut-on se faire vacciner contre la grippe H1N1 en cas de maladie auto immune ?

    Les indications et limites de la vaccination ne sont pas encore connues et à préciser par le ministère ; cf. FAQ du ministère consultable à l’adresse suivante :  http://www.sante-sports.gouv.fr/grippe/faq/questions-frequemment-posees.html

    Comment savoir si on a une grippe "saisonnière" ou une grippe H1N1 au mois de novembre par exemple ?

    Pas de réponse tant que l’accès au prélèvement spécifique H1N1 n’aura pas été élargi…

    En cette période de "prépandémie" grippale doit on vacciner par le Pneumo23 les personnels soignants ?

    Pour l’heure, il est déjà recommandé de s’assurer que toutes les personnes pour lesquelles la vaccination par le Pneumo 23 est recommandée, sont effectivement bien vaccinées.

    Cas des établissements psychiatriques où les patients se côtoient toute la journée avec difficultés à réaliser des isolements même géographiques. Donc mesures barrière géographiques inexistantes. Peut-on privilégier le lavage simple des mains "savon simple", comme première mesure, à renforcer, plutôt que l’utilisation des S.H.A en première intention, qui suppose un minimum de " propreté " des mains, que nous ne pouvons contrôler ? En clair, le virus de la grippe peut-il être combattu par un simple lavage des mains (non hygiénique) ?

    L’hygiène des mains peut-être assurée par le lavage de mains bien entendu. Néanmoins, l’efficacité des SHA est supérieure au lavage avec un savon doux vis-à-vis de ce type de virus. Le plus important est au final l’hygiène des mains, quelle que soit la technique.

    En ce qui concerne le port de masque, la durée du port varie de 3H ou 4h suivant le type de masque, est elle valable en cas de port en discontinu ? Exemple en long séjour pour un soin de 30mn, garde t’on le masque sur soi pour un prochain contact ou le jette t’on à la sortie de la chambre ?

    C’est une excellente question mais non spécifique à H1N1.

    Aujourd’hui quand un personnel a une virose respiratoire, il doit se masquer pour protéger les autres. Nous sommes dans le même cas de figure, à gérer comme "d’habitude".
    L’idée, pour l’instant, est, qu’un soignant contact de grippe H1N1 (et potentiellement en incubation, voir présentant des premiers signes et avant confirmation du diagnostic) protège les autres, et donc soit masqué pendant la durée de son temps de travail.
    S’il doit porter un masque pour d’autres raisons (prise en charge d’un patient atteint ou suspect H1N1, ou tuberculeux, ou ...), il est évident qu’il va changer son masque (comme on change ses gants après chaque soin ...).
    En complément, la FAQ du ministère, qui a abordé cette question : http://www.sante-sports.gouv.fr/grippe/faq/questions-frequemment-posees.html

    Sur la protection des personnels de santé, les recommandations laissent penser que les professionnels libéraux et les ES ayant une consultation spécifique grippe seront dotés en masques FFP2. Mais cela semble beaucoup moins évident pour les autres ES, par ex. SSR-USLD comme le mien, pour lequel, on ne parle absolument pas des FFP2. Avez-vous une info ? Comment évaluer la quantité de masques FFP2 à commander pour un ES, en attendant, je l’espère, la livraison des stocks nationaux ?

    Une réponse approchée peut-être apportée car le centre de crise sanitaire saisi pour une question similaire concernant les EHPAD répondait :

    1) Calculs pour un "stock de 7jours ".

    En se basant sur le modèle utilisé initialement par la DILGA, c’est le chiffre moyen de 4 masques/professionnel de santé/jour qu’il a été proposé de retenir pour établir les stocks (c’est le chiffre mentionné dans les fiches de recommandations sur la "Préparation du secteur MS et S à une pandémie grippale").

    Si on reprend les chiffres spécifiquement prévus pour les EHPAD on peut décomposer les besoins suivant les catégories socio-professionnelles suivantes :

    - 4 masques/j pour les médecins, services éducatifs/sociaux/animation, paramédicaux et soignants, agents de service.
    - 2 masques/j pour la direction et les services généraux.

     2) Calculs pour un "stock tampon pour couvrir deux livraisons".

    Différentes formules plus ou moins complexes peuvent déterminer la quantité à commander. Sans rentrer dans des formules magistrales de gestion des stocks, la formule la plus simple, pour des commandes périodiques peut être la suivante :

    Qté à commander = Conso / semaine x (délai de livraison (en semaines) + période de réappro entre 2 commandes (en semaines) + Stock de sécurité (en semaines) – Quantité en stock

    Attention d’appliquer la même unité pour l’ensemble de la formule (soit en jours semaine ou mois)

    Nota : le stock de sécurité peut être le suivant : Ss = conso pendant la période de réapposa x délai de livraison

     

    Je suis médecin coordonnateur dans un foyer d’accueil médicalisé hébergeant 59 résidents poly-handicapés (handicap mental et moteur). Le FAM a ouvert le 6 juillet ses portes. Je travaille avec 3 IDE et 12 AS. Nous avons une blouse ou tenue chacun, et nous devons ramener nos tenues à laver à la maison. Il s’agit certes d’un foyer de vie, mais il y a tout de même de petites infections ça et là (diarrhées...). Le linge des résidents est lavé sur place.

    Comment répondre aux arguments financiers avancés par la Direction et maintenir un entretien correct de nos tenues ? Les tenues peuvent-elles être lavées sur place ? Faut-il un produit de lavage spécifique ? A quelle température ? Quelle fréquence proposer ? (une fois par jour sera refusé !)

    A partir de 60°C, le lavage est décontaminant selon l’effet Sinner (action mécanique + détergence + temps +température). Il n’est pas utile que la température de lavage soit plus élevée. De plus aujourd’hui n’importe quel produit lessivier peut-être utilisé car leur pouvoir détergent est élevé et il n’est pas utile d’avoir un produit ayant une action désinfectante.

    Les tenues doivent si possible être lavées sur place ; nos collègues anglo-saxons ont pour habitude de rapporter leurs vêtements professionnels à la maison mais nous ne sommes pas obligés de les imiter !

     


     10/08/2009

    Faudra t-il faire 2 vaccinations ? Une pour la grippe dite saisonnière et une autre pour la grippe A (H1N1) ?

    Dans l’état actuel des connaissances, 3 injections sont programmées : 2 pour H1N1 et 1 pour la saisonnière (cf document du Ministère du 06/08/2009) ; mais ceci est susceptible d’évoluer avant le début de la campagne vaccinale H1

    Que faire face à l’admission pour une urgence chirurgicale (non vitale, mais qui ne peut attendre la fin de la grippe) d’un patient grippé, quand on n’est pas un établissement identifié pour le traitement de la grippe ? D’autant plus s’il s’agit d’un patient à risque de complications ? Faut-il l’orienter vers le centre identifié le plus proche, ou doit on l’admettre ?

    Dans l’état actuel des choses, il existe des établissements identifiés pour gérer les prélèvements

    Mais il n’existe pas d’établissements identifiés pour prendre en charge les patients - il existe simplement des établissements identifiés pour prendre en charge LES CAS GRAVES (dans la mesure où dans ces cas il est demandé de prélever)

    En d’autres termes, même si vous n’êtes pas identifiés comme habiliter à réaliser et/ou à gérer des prélèvements naso-pharyngés à la recherche de H1N1, vous pouvez admettre et prendre en charge des patients suspects ou atteints de grippe.

    Le courrier adressé le 06/08/09 par la DHOS vous "invite" à vous organiser pour faire face à une telle situation ...

    Quelle attitude adopter quand un soignant dit avoir la grippe ?

    Voir le document : Conduite à tenir devant une suspicion ou cas de grippe A (H1N1) chez un professionnel de santé en établissement de santé (16/09/2009).

    Comment peut-on définir les personnes « sensibles » lors d’un épisode de grippe dans un établissement de santé ?

    Des facteurs de risque sont définis :  [cf. fiche pratique d’utilisation des antiviraux en extrahospitalier et en période pandémique (06/08/2009)] :

    Patient avec syndrome grippal caractérisé à risque de complications :

  • âge > 65 ans,
  •  surpoids morbide,
  • insuffisants respiratoires et cardiaques,
  • immuno-déprimés,
  • femmes enceintes et nourrissons < 1 an …

     


     06/08/2009

    Qui envoie les prélèvements ? Qui paie l’envoi ?

    Si c’est une recherche H1N1 justifiée, seuls les établissements disposant d’une consultation H1N1 peuvent prélevés, après organisation préalable avec le centre 15, et c’est donc cet établissement qui s’occupera ensuite de l’acheminement.

      

     


     

    05/08/2009

    Combien de temps un soignant MALADE doit-il être en arrêt pour éviter de contaminer les patients ?

    Une période de 7 jours pourra être requise.

    Si son état de santé l’autorise à travailler avant la fin de la période de 7 jours après l’apparition des symptômes, selon l’organisation définie dans l’établissement, le professionnel pourra si nécessaire reprendre son travail avec port de masque chirurgical jusqu’à la fin de la période de contagiosité en privilégiant

    - des soins à des patients ne présentant pas de facteur de risque,

    - des tâches sans contact avec des patients,

    - pause et déjeuner dans le service, à l’écart des collègues, avec aération des locaux.

    Existe-t-il des infections asymptomatiques de la grippe A H1N1 ?

    Certainement

    Faut-il arrêter les admissions et transferts ? Et si oui, durant combien de temps ?

    Ceci nous paraît irréaliste – Cela peut être envisagé quelques heures le temps de mettre en place les mesures, mais au-delà ???

    Si le patient est dans une chambre à deux lits, faut il réaliser un prélèvement chez le voisin ?

    NON, mais traitement curatif systématique pour le cas index si son état le justifie (cas grave ou avec facteur de risque) et traitement prophylactique pour le voisin, uniquement si facteurs de risque.

    Cas « grave » : [cf. fiche pratique d’utilisation des antiviraux en extrahospitalier et en période pandémique (06/08/2009)]

    Faut-il dépister tous les patients du service et le personnel ?

    NON.

    Faut-il arrêter les échanges de personnel entre services ?

    Ceci n’est absolument pas nécessaire (c’est souhaitable si c’est possible, mais pas « obligatoire »). Pendant les période de vacances où ce type d’échanges est plus fréquent, nous préconisons par contre que le personnel en contact étroit d’un cas, travaille avec un masque "chirurgical" durant les 72 heures suivant le dernier contact avec le cas.

    Faut-il traiter préventivement le personnel, pour éviter de dégrader une situation de sous-effectif déjà difficile en période de congés et limiter la diffusion ?

    Ce n’est pas recommandé actuellement.

    Toute personne qui rentre dans le service concerné porte un masque chirurgical, et si possible on limite les visites ?

    Nous n’avons pas préconisé cela (même si limiter les visites est clairement une bonne chose). Pour nous, les patients contacts du cas sont mis en précautions AIR et les soignants se masquent "chirurgical".

    On devrait aussi recommander que les patients qui sortent du service (examens, consultations...) portent un masque chirurgical ; peut-être limiter les sorties du service hors nécessité absolue ? Voir limiter l’activité (ex chirurgie) ?

    Pour nous, on repère les patients contacts (ou malades) et on applique les précautions AIR  => et si besoin de déplacement, on applique les recommandations habituellement en vigueur dans de tels cas ...

    Durée des mesures de 2 à 4 jours si pas de cas secondaires ?

    La barre a été mise à 72 heures après le dernier contact avec le cas.

    Que faire si l’on découvre des patients ou du personnel porteur du virus et asymptomatiques ? Port du masque systématique ?

    Comme on ne cherche pas chez les asymptomatiques on ne doit pas trouver ! 

     

     


     

     


  •   Informations spécifiques aux maisons de retraite



    Posez votre question :

    Votre adresse mail * :
    Votre question * :
    Caractère de sécutité

    Recopier le code

     
    CPias Grand-Est - CHRU Nancy - Hôpitaux de Brabois
    Rue du Morvan 54511 VANDOEUVRE les NANCY CEDEX
    Tél : 03 83 15 55 88 - Fax : 03 83 15 39 73 - Courriel : cpias.grand-est@chru-nancy.fr